Marseille: artothèque en difficulté

L’artothèque Antonin Arthaud à Marseille est en difficulté: la DRAC-paca — dont l’action s’organise autour de 4 pôles: création, publics et territoires, patrimoine, archi et espaces protégés — lui ferme le robinet. Argument invoqué :

« L’artothèque a fait ses preuves mais nous n’avons pas pour vocation de pérenniser la subvention de fonctionnement d’une association d’enseignants, souligne Marc Ceccaldi, le directeur régional des affaires culturelles. Si compétents soient-ils, ils ne sont pas professionnels et s’ils ont bénéficié – sans doute par sympathie -, de subventions de la Drac les années passées, ce n’est pas un acquis. »

Article de Laurence Mildonian, La Provence, 25 septembre
Il vous faudra choisir une pub avant de le lire, mais il est assez complet.

Pétition en ligne : près de 2000 signatures.

Lettre ouverte sur le site de l’artothèque

artothèque Antonin Arthaud à Marseille, Alain Puec
Alain Puec, collection artothèque Antonin Arthaud, Marseille

Avant élections avec Le Télégramme

Quelle personnalité télé ferait un bon prédident, Le Télégramme, Dim 30 Avril 2017
Le Télégramme, Dim 30 Avril 2017

— Eueuh!.. Ch’ais pas, eueuh!… Hanouna M’sieur ?

— C’est très bien ! Et ministre de la Culture ?…

— Euh!… Euh!… Nicolas de Villiers*, M’sieur !

— C’est très bien mon petit. Avec eux, nous sommes certains d’avoir,  enfin, une culture populaire…

* Directeur du Puy du Fou, fils de Philippe

Avant élections avec Jack London

Police_whitechapel_G.Doré
Police @ whitechapel par Gustave DORÉ

 

 

Sur le trottoir visqueux et humide de crachats, ils ramassaient des morceaux de pelures d’oranges et de pommes, des queues de grappes de raisins, et les mangeaient. Ils faisaient craquer entre leurs dents les noyaux de reines-claudes pour en faire sortir l’amande. Ils ramassaient des miettes de pain de la grosseur d’un pois, et des trognons de pommes si noirs et si sales qu’ils n’en avaient même plus l’apparence. Et ces deux hommes portaient à leur bouche toutes ces choses repoussantes, les mâchaient et les avalaient. Et cela, entre six et sept heures, dans cette soirée du 20 août de l’an de grâce 1902, dans le cœur de l’empire le plus vaste, le plus flottant et le plus puissant que le monde ait jamais connu.

Jack London à Londres, « Le peuple de l’abîme », 1902

Je laisse aux économistes compétents le soin d’énoncer avec une légitime fierté de COMBIEN la richesse absolue a augmenté en 1,15 SIÈCLE. Je laisse à chacun le soin de dénombrer les chômeurs et perdants en tous genres de ce totalitarisme économique, qui laisse, malgré cet accroissement inimaginable des richesses, toujours autant de pauvres à la porte, et de plus en plus à la rue.
Quelle CROISSANCE ?