Avant élections avec Le Télégramme

Quelle personnalité télé ferait un bon prédident, Le Télégramme, Dim 30 Avril 2017
Le Télégramme, Dim 30 Avril 2017

— Eueuh!.. Ch’ais pas, eueuh!… Hanouna M’sieur ?

— C’est très bien ! Et ministre de la Culture ?…

— Euh!… Euh!… Nicolas de Villiers*, M’sieur !

— C’est très bien mon petit. Avec eux, nous sommes certains d’avoir,  enfin, une culture populaire…

* Directeur du Puy du Fou, fils de Philippe

Des grévistes de Air France avaient osé tirer un peu sur le tissu de la chemise de leurs patrons. Aujourd’hui ils ont été virés pour ça.

cow boy torse nu
cow boy torse nu

Après un tel numéro de vertueuse indignation de Vals et Cie , c’est pas que le licenciement était indispensable mais, sans doute, la non-vengeance était impensable.

Que Bolloré liquide les Guignols tranquille. Pourquoi continuer à financer une caricature manifestement dépassée par la réalité?

En parlant de fiction alors que sort le nouveau…  Bond… James, Bond… je me rappelle un ancien épisode où 007 est face à un oligarque russe (les oligarques n’étaient QUE russes à l’époque) à qui il a autrefois tiré une balle dans le genou. L’oligarque se plaint de son genou et Bond, pédagogue, l’aide à comprendre qu’en pareil cas, la courtoisie, c’était de « rater tout le reste », tout ce qui n’était pas le genou.

Comment nos Guignols ne font-ils pas le rapprochement? Dans le cas de Air France AUSSI, la courtoisie, c’était de rater tout le reste. Il eût été très facile, en plus de la chemise, de tirer aussi sur le pantalon, le slip (s’il y en avait, c’est pas forcément gagné de nos jours….), les chaussettes et les chaussures.

La scène au journal télévisé eût été tellement plus « bankable »!

Et je vous parle pas de goudron et de plumes, gardons le sens de la mesure, on n’est pas dans Lucky Luke, tout de même.

Il y eut donc, en vrai, une politesse à n’ôter que la chemise. Du chevaleresque. Du symbolique. Du panache. De la représentation. Pas de la vraie violence, comme de priver un citoyen de son emploi, ce qu’il va payer durant tous les mois voire les années à venir, que sa femme va le larguer, que ses enfants vont lui cracher dessus, qu’on va saisir son automobile, son appartement s’il n’est pas en Hlm, et sa mobylette s’il n’a rien d’autre.

Dans les films de cow-boy, un cow-boy sans chemise est éprouvé, mais pas déshonoré. Il a encore une chance, avec son pantalon. Ce que ces crétins, et ceux qui ont exécuté leurs ordres, n’ont même pas envisagé. Faut croire qu’on a enlevé les western du programme de Science Po et de l’ENA, ce qui est sûrement une économie substantielle à inscrire au mérite de la RGPP.

Courage les gars. Passez-moi le seau, que je vomisse. Prions  St Guy (Debord).

La situation est grave. Nous sombrons. Les chaloupes à la mer. Les femmes et les enfants d’abord.

Cousin comme cochon

Cousin Comme Cochon
Cousin Comme Cochon

Intéressant documentaire de Mathurin Peschet sur une population largement majoritaire dans la région ( 5 cochons pour 1 breton ), nos cousins les cochons. Le réalisateur assume sa position de gars de la Ville, le film prend son temps et adopte un point de vue assez large ; avec M.Pastoureau en guest-star. Rediffusion FR3 Bretagne Lundi 14 Septembre à 8:45.

Par hasard…

(Suite…)
Par hasard le jour de la publication de « 2030« , le quotidien Ouest-France titre en Une : « Comment vivre avec un petit revenu« . Opportune coïncidence… L’article est consacré à une famille qui doit vivre avec deux salaires de 1100 et 1200 euros. L’absence d’espoir, espoir d’amélioration ou espoir de solution, épuise psychiquement les deux parents. On est bien loin du « travailler plus pour gagner plus » au pays des Joyeux Courageux de notre bon Président.
En cherchant un peu autour de soi, chacun trouvera des situations tout aussi désespérantes, et des pires, du côté des métiers de l’Enfance, des Sports et de la Culture, des Services à la personne, de l’Accompagnement des personnes âgées, de l’Animation. Ces situations sont entretenues en toute bonne conscience de gauche ou de droite, au sein de collectivités territoriales « près de chez vous », de Maisons Pour Tous, d’établissements d’éducation, de maisons de retraite, de services sociaux, tout autant que dans cet exemple qui met implicitement en cause les vilains capitalistes à cigares de l’industrie agro-alimentaire.
De plus, ces situations sont entretenues délibérément par la plupart des cadres, qui, lorsqu’ils prendront une retraite « bien méritée« , (assortie ici d’une vilaine faïence, offerte par les politiques, en remerciement des services rendus) se paieront, en plus de nos têtes, le luxe de dire « je ne savais pas »… comme ils l’ont souvent fait par le passé, je crois savoir…