Des grévistes de Air France avaient osé tirer un peu sur le tissu de la chemise de leurs patrons. Aujourd’hui ils ont été virés pour ça.

cow boy torse nu
cow boy torse nu

Après un tel numéro de vertueuse indignation de Vals et Cie , c’est pas que le licenciement était indispensable mais, sans doute, la non-vengeance était impensable.

Que Bolloré liquide les Guignols tranquille. Pourquoi continuer à financer une caricature manifestement dépassée par la réalité?

En parlant de fiction alors que sort le nouveau…  Bond… James, Bond… je me rappelle un ancien épisode où 007 est face à un oligarque russe (les oligarques n’étaient QUE russes à l’époque) à qui il a autrefois tiré une balle dans le genou. L’oligarque se plaint de son genou et Bond, pédagogue, l’aide à comprendre qu’en pareil cas, la courtoisie, c’était de « rater tout le reste », tout ce qui n’était pas le genou.

Comment nos Guignols ne font-ils pas le rapprochement? Dans le cas de Air France AUSSI, la courtoisie, c’était de rater tout le reste. Il eût été très facile, en plus de la chemise, de tirer aussi sur le pantalon, le slip (s’il y en avait, c’est pas forcément gagné de nos jours….), les chaussettes et les chaussures.

La scène au journal télévisé eût été tellement plus « bankable »!

Et je vous parle pas de goudron et de plumes, gardons le sens de la mesure, on n’est pas dans Lucky Luke, tout de même.

Il y eut donc, en vrai, une politesse à n’ôter que la chemise. Du chevaleresque. Du symbolique. Du panache. De la représentation. Pas de la vraie violence, comme de priver un citoyen de son emploi, ce qu’il va payer durant tous les mois voire les années à venir, que sa femme va le larguer, que ses enfants vont lui cracher dessus, qu’on va saisir son automobile, son appartement s’il n’est pas en Hlm, et sa mobylette s’il n’a rien d’autre.

Dans les films de cow-boy, un cow-boy sans chemise est éprouvé, mais pas déshonoré. Il a encore une chance, avec son pantalon. Ce que ces crétins, et ceux qui ont exécuté leurs ordres, n’ont même pas envisagé. Faut croire qu’on a enlevé les western du programme de Science Po et de l’ENA, ce qui est sûrement une économie substantielle à inscrire au mérite de la RGPP.

Courage les gars. Passez-moi le seau, que je vomisse. Prions  St Guy (Debord).

La situation est grave. Nous sombrons. Les chaloupes à la mer. Les femmes et les enfants d’abord.

Cousin comme cochon

Cousin Comme Cochon
Cousin Comme Cochon

Intéressant documentaire de Mathurin Peschet sur une population largement majoritaire dans la région ( 5 cochons pour 1 breton ), nos cousins les cochons. Le réalisateur assume sa position de gars de la Ville, le film prend son temps et adopte un point de vue assez large ; avec M.Pastoureau en guest-star. Rediffusion FR3 Bretagne Lundi 14 Septembre à 8:45.

Menaces sur le centre d‘art contemporain de Quimper et autres “reprises en main” de la culture

Neil Armstrong's unemployment, 1995, encre sur papier
Neil Armstrong’s unemployment, 1995, encre sur papier

“Le populaire sait pour le peuple”

L'article entier: Barbara Métais-Chastanier, «La censure par le populaire», Agôn [En ligne], Points de vue, mis à jour le : 24/11/2015,
 URL : http://agon.ens-lyon.fr/index.php?id=3127.

Depuis quelques mois, un même mot d’ordre se fait entendre ici et là : celui selon lequel les lieux d’art et de culture devraient être des lieux « populaires » et « ouverts à tous ». Rien de nouveau sous le soleil si l’on veut bien se rappeler que c’était le même élan qui guidait déjà Jean Vilar et Antoine Vitez dans la défense d’un « théâtre élitaire pour tous » (Vitez) dès les années cinquante. Pourtant le « populaire » semble aujourd’hui n’être qu’un vulgaire cache-sexe pour des politiques culturelles populistes et réactionnaires qui n’hésitent pas à prendre les commandes de lieux artistiques quand leur programmation ne s’ajuste pas aux cahiers des charges municipaux. On le sait les élus sont sensibles aux polémiques et le consensus doit régner pour éviter les risques politiques : les propositions divertissantes ont le mérite d’arrondir les angles en répondant aux attentes de collectivités souvent plus soucieuses d’aménager le territoire que de le voir se soulever sous l’effet de tensions et de désaccords profonds.

Celui qui est toujours instrumentalisé, celui pour qui parlent ceux qui agitent la poupée du « populaire » moribond, c’est le public. Le « vrai » public entendons-nous bien. Celui qui comme la Vérité d’X-Files est toujours ailleurs. Pas celui qui applaudit des deux mains les dramaturgies d’avant-garde (toujours intello celui-là), pas celui qui va trop souvent au théâtre, au musée ou qui a l’audace de lire quand sa ministre de la Culture lui rappelle que ça prend trop de temps (toujours suspect celui-là), pas celui qui baigne dans la culture, dans l’art ou dans l’école (il ne sait pas ce que c’est que le réel, celui-là). Non, le Vrai public, le Brut, l’Ignorant, le Mal-à-l’aise, celui qui sue à l’idée d’une pièce de trois heures, celui qui tremble quand on lui annonce un classique. Celui qu’on dit « empêché » après l’avoir affublé pendant longtemps de l’étiquette de « non-public ». Et c’est au nom de ce Vrai Public, qui n’a pas plus d’existence que le « Bon Chasseur » des Inconnus 1, au nom du « Peuple », que le « populaire » se voit réduit au rang d’objet de culture consensuel. Ce n’est pas pour mon public, mes habitants ne veulent plus de ça, entend-on souvent ad nauseam. Car le « populaire » sait pour le peuple, pour le public, pour les habitants ce qui est « bon » pour eux, ce qui est « fait » pour eux, ce qu’ils ont « envie de voir » et ce qu’ils sont « en mesure de comprendre ».

(…) La suite est aussi bien –

L'article entier: Barbara Métais-Chastanier, «La censure par le populaire», Agôn [En ligne], Points de vue, mis à jour le : 24/11/2015,
 URL : http://agon.ens-lyon.fr/index.php?id=3127.

imPULSions #2

imPULSions #2 aura lieu le Vendredi 8 Novembre à la MJC de Kerfeunteun, à Quimper, à 20:00. Patrick TALOUARN et Hélène SCOAZEC improviseront en dessin, ensemble, sur un support de 3m x 1,5m, sans répétition ni arrangement préalable. Didier TALLEC improvisera en musique avec instrument et ordinateur. Robert JOUBIN, qui signe la mise en scène, lira des extraits des « Rencontres avec Bram Van Velde » de Charles JULIET, ce texte balisant l’action en cours. Sniéjana COLAS (photo) et Renaud MARTINEZ (video) sont conviés à documenter en toute liberté la performance.

imPULSions #, sur un concept de Robert JOUBIN, a le potentiel d’une série qui fera se rencontrer des artistes de différents horizons dans une situation unique. Après le N°1 en 2011 et quelques vissicitudes, voici le N° 2 !

Cliquer sur l’image pour lire le flyer.pdf, ou pour une présentation plus complète et des images de imPULSions #1 voir le site de imPULSion #

impulsions#2
impulsions#2 – cliquer pour afficher le .pdf
impulsions#2 plan
impulsions#2 plan