imPULSions #2

imPULSions #2 aura lieu le Vendredi 8 Novembre à la MJC de Kerfeunteun, à Quimper, à 20:00. Patrick TALOUARN et Hélène SCOAZEC improviseront en dessin, ensemble, sur un support de 3m x 1,5m, sans répétition ni arrangement préalable. Didier TALLEC improvisera en musique avec instrument et ordinateur. Robert JOUBIN, qui signe la mise en scène, lira des extraits des « Rencontres avec Bram Van Velde » de Charles JULIET, ce texte balisant l’action en cours. Sniéjana COLAS (photo) et Renaud MARTINEZ (video) sont conviés à documenter en toute liberté la performance.

imPULSions #, sur un concept de Robert JOUBIN, a le potentiel d’une série qui fera se rencontrer des artistes de différents horizons dans une situation unique. Après le N°1 en 2011 et quelques vissicitudes, voici le N° 2 !

Cliquer sur l’image pour lire le flyer.pdf, ou pour une présentation plus complète et des images de imPULSions #1 voir le site de imPULSion #

impulsions#2
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impulsions#2 plan
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Marin de Viry : une définition

Marin de Viry, 15 Juillet 2011, Le Monde.

(…) Ensuite, le hasard. Nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise, car un athlète peut surgir et fabriquer de la culture, c’est-à-dire une forme persistante dans un maximum d’esprits. Il lui faudra se placer à l’intersection d’une croix avec une feuille de route assez simple : sur l’axe vertical, embrasser le passé et l’avenir les plus lointains possibles. Sur l’axe horizontal, toucher le maximum de contemporains. Les grandes croix rentrent dans le trésor de la tradition, lequel est patrimoine national et n’a pas d’étiquette sociale. Molière, merci de vous manifester.

 

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.:* Happy New Year 2011 *:.

happy new year 11
happy new year 11

Lien vers l’animation . Ne fonctionne plus qu’avec Safari, testé sur mac avec firefox, Opera, Icab, rien à faire.

Il est devenu assez compliqué de visualiser ces « applets » java via un navigateur. Si vous y tenez il vous faudra installer java, si ce n’est déjà fait, et, ce n’est pas tout, aller dans les préférences java et inscrire une « exception de sécurité » pour ce site http;//www.polguezennec.fr, permettant au navigateur de jouer cet applet, après tous les messages de sécurité d’usage (c’est pas bien, c’est dangereux, êtes-vous bien sûr de le vouloir à vos risques et périls? etc…). Aucun piège dans les applets de ce site, mais ce format de fichier est devenu au fil des années synonyme de risque informatique.

Ils sont où, les yeux ?

vente Gulvain
vente Gulvain

On nous le dit que c’est la crise. Pour eux ça fait 20 ans qu’elle dure. Alors à force de bosser et d’accumuler, Annick Lécuyer et Antoine Le Bihan, ci-devant artistes, font une braderie de leurs travaux. Pour gagner un peu de place. Pour gagner un peu de sous (pas beaucoup, ils ne vendent pas cher).

Ils ont la quarantaine bien dépassée, et poussent comme d’autres leur oeuvre en avant jour après jour . Ils sont dans le paysage. Ils ouvrent les portes de leur atelier tous les ans au cours de l’opération Portes Ouvertes. Ils font des expositions « en région ». Ce ne sont donc pas de parfaits inconnus du Paysage Artistique Finistérien, ni du Parc Naturel Territorial.

Ils sont où les gens qui ont plein la bouche toute l’année de “soutien à la création et aux artistes” ? Et ils sont où les amoureux du Patrimoine ? Ils sont où les chantres de la CulCure ? Ils sont où les défenseurs de la Breutagne et de l’art breuton ? Ils sont où les collectionneurs exigeants de l’Art de leur Temps ? Ils sont où ceux qui ont mission de rassembler des collections représentatives de la création actuelle ? Ils sont où les représentants de nos petites villes d’Art et d’Histoire, pétris de culture, foyers d’humanisme et d’hospitalité ? Ils sont où les représentants de la fière région à « forte identité » qui relève le menton ? (« Tu veux ma photo, toi ? « ) Et elle se fait où, cette forte identité? Dans les boîtes de Comme et les cabinets des experts ?

Et même, en tenant compte des réalités, puisqu’il le faut bien, puisqu’on nous le dit, soyez raisonnables, demandez plutôt rien, ça ira ; ils sont où les stratèges de l’industrie du tourisme et de la communication ? Il est où, Breutons magazine ? Elle est où, Cotée Oueste ?

Qu’est-ce qu’ils peuvent bien vouloir, pour négliger ainsi ce qui est (encore) vivant, les dévôts et les clercs de la chose culturelle ? De la culture hydroponique ? Savent pas quoi faire avec la vraie que ça pousse dans la terre ? Veulent seulement des artisses morts ? D’un autre côté, c’est peut-être eux qui ont raison, c’est tellement plus simple à adMinistrer. Un bon indien est un indien mort.

Car enfin, en voilà tout de même deux, de personnes, qui pourraient bien leur servir à quelque chose, à tout ce beau monde s’il avait pas de la colle dans les yeux. Annick Lécuyer a un travail de dessin et peinture abstrait et coloré et des recherches en design (ils sont où, les anthropologues du rythme et de la couleur , les enthousiastes des mutations culturelles, les revivifieurs de l’art populaire, les industriels d’aujourd’hui ? Ils sont où, les spécialistes de l’espace et de l’urbanisme ?), et Antoine Le Bihan, qui s’est salarié une misère dans la petite entreprise familiale, durant des années, oeuvrant à la pourtant Noble et Consensuelle Tâche de restaurateur patrimonial (vitraux du XVIe ou du XVIIe, ‘scusez du peu !), a les mains plongées jusqu’aux coudes dans l’Histoire, le Patrimoine, la Tradition et les Vieux Cailloux jusqu’à la 7e génération. Il connaît donc, forcément, sur le bout des doigts, le mobilier artistique et religieux régional, qu’il cite et revisite souvent, ou qu’il remixe (je mets ça pour que les jeunes comprennent) en passant par des procédures contemporaines : un peu Wharol en Breizie, pour faire image communication.

Ils sont où les nouveaux observateurs du terreau culturel régional, local, territorial, municipal et tous les trucs qui finissent comme facteur cheval ? Ils sont où les zélotes des white cubes et de la modernité sans concession? Ils sont où les amoureux du patrimoine et de tout pourvu que c’est mort et que ça la ramène plus ? Ils sont où les désintéressés qui veulent aider les « porteurs de projets » ?

Faire une oeuvre, c’est pas un projet ? Alors on les aide comment, qu’ils en sont à brader depuis 20 ans de boulot ?

Ils sont où, les yeux ? Elle est où, la culture, qu’on arrête pas de nous en parler ?