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Par hasard…

(Suite…)
Par hasard le jour de la publication de « 2030« , le quotidien Ouest-France titre en Une : « Comment vivre avec un petit revenu« . Opportune coïncidence… L’article est consacré à une famille qui doit vivre avec deux salaires de 1100 et 1200 euros. L’absence d’espoir, espoir d’amélioration ou espoir de solution, épuise psychiquement les deux parents. On est bien loin du « travailler plus pour gagner plus » au pays des Joyeux Courageux de notre bon Président.
En cherchant un peu autour de soi, chacun trouvera des situations tout aussi désespérantes, et des pires, du côté des métiers de l’Enfance, des Sports et de la Culture, des Services à la personne, de l’Accompagnement des personnes âgées, de l’Animation. Ces situations sont entretenues en toute bonne conscience de gauche ou de droite, au sein de collectivités territoriales « près de chez vous », de Maisons Pour Tous, d’établissements d’éducation, de maisons de retraite, de services sociaux, tout autant que dans cet exemple qui met implicitement en cause les vilains capitalistes à cigares de l’industrie agro-alimentaire.
De plus, ces situations sont entretenues délibérément par la plupart des cadres, qui, lorsqu’ils prendront une retraite « bien méritée« , (assortie ici d’une vilaine faïence, offerte par les politiques, en remerciement des services rendus) se paieront, en plus de nos têtes, le luxe de dire « je ne savais pas »… comme ils l’ont souvent fait par le passé, je crois savoir…

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2030

En relation avec les élections municipales des 9 et 16 Mars 2008, Ouest-France Quimper demande à plusieurs personnes, dont moi-même, d’imaginer Quimper en 2030: 1e partie publiée vendredi 29 Février et 2e partie samedi 1er Mars.
Pour ceux qui aiment les versions longues, voici la fin de mon petit texte, qui a été coupée (je n’en veux pas du tout à Ouest-France : c’était moins bon, un peu confus sans doute; mais j’aime la conclusion.)

 » Le Grand Effondrement de la bulle financière de la Croissance aura permis de libérer les énergies et de liquider, au cours de ce que l’on a appelé La Grande Purge, 95% de ce qui restait des emplois publics, rendant ainsi au domaine privé des marchés dont celui-ci justement était, il faut le dire, injustement privé.

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Artiste, haut le coeur !

Tu es artiste et tu désespères ? Tu penses que tout n’est que vanité ? Que faire une oeuvre dans une société pareille tient de l’absurdité ? Que tu vas mourir jeune ? Que c’est peut-être préférable au fond ? Tu regrettes cet élan de ta jeunesse, par lequel emporté hors de la route tu versas, les pieds dans la boue et la tête dans les étoiles ?

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Paie et ferme-la.

« En vieillissant, j‘ai souvent l‘impression que le pays devient chaque jour plus primitif, plus stupide et impoli. C‘est en tout cas criant avec les compagnies aériennes, le gouvernement, dans les restaurants et les hôtels, chez les médecins. On se retrouve à éviter sans arrêt le shrapnel invisible d‘incessants conflits virtuels. On devient aussitôt suspect si on ne fait pas le mort comme il sied au sein de l‘éthique unique et mercantile du « paie et ferme-la ». Les gens veulent à tout prix avoir le dernier mot, comme si ce dernier mot existait ailleurs qu‘en enfer. »

Jim Harrison, « La route du retour« 

Cette citation éclaire mes récentes conversations avec les services commerciaux téléphoniques d’Orange d’une part, et ceux des contraventions routières d’autre part. Je n’en veux pas longtemps aux gisquettes défensives auxquelles j’ai affaire: on utilise simplement d’elles une acrimonie naturelle, une disposition innée et vulgaire à l’agressivité ; les vrais responsables sont les cadres qui mettent en place ces systèmes de liaisons téléphoniques où l’on n’obtiendra pas de réponse : dialogue en trompe-l’oeil, spécialité de notre époque de croissance.
« Il n’y a pas de réponse à votre question », c’est la réponse que j’obtins une fois de l' »assistance téléphonique » du « Relais Internet » (un service lié à Orange qui enregistre les noms de domaine). Ma question ce jour-là était simple . J’avais souscris à un nom de domaine par leur intermédiaire, et je demandais pourquoi ce nom ne donnait aucun résultat chez Google, Voilà et le moteur Orange, alors qu’il assurait une présence tout-à-fait digne en première page et premières références chez Altavista, Yahoo et d’autres.
Il n’y avait donc pas de réponse à ma question. On me suggéra néanmoins de souscrire à des services de référencement professionnels, qui eux, au moins, seraient sans doute capables d’obtenir un peu plus de résultat.
Une frame fantôme, invisible dans le répertoire ftp, encadre la page index du site en question. Cette frame est donc la première instance analysée par les robots des moteurs de recherche, le contenu des frames (la page index du site par exemple) ne venant qu’en second. Comme par hasard, la partie <body> de cette frame contient une liste (<ul>) de liens qui fait la promotion du Relais Internet. Ce qui signifie que le Relais Internet en utilisant une partie de la page invisible en consultation http, fait sa pub à cheval sur le dos de ses clients. C’est pour cela qu’il n’y avait pas de réponse?

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F.A.Q: Hqm

HQM, Homme Qui Marche

G. Sartre : « Je ne comprends pas le concept du Hqm ???  » 

— ” C’est une oeuvre ouverte à la participation de tous ceux qui veulent, et participer est facile. Il suffit de visiter un peu le site pour s’en rendre compte.

A partir d’un modèle fourni par mes soins (une forme issue de mon travail, Hqm, l’Homme Qui Marche…) je propose de chercher et découvrir dans la nature, le paysage, l’environnement immédiat, des Hqm qui lui ressemblent (un peu, beaucoup, au gré des participants). Ces Hqm « trouvés » sont appelés Hqm « sauvages » car ils ne sont pas réalisés par moi, bien que découverts à partir d’un modèle fourni par moi ( lequel encore est assez cousin de ceux de Giacometti, de Rodin, et d’autres, ce que les participants ne se sont pas privé de me rappeller ). Un modèle simple, et le travail d’en découvrir une version dans la nature, le paysage, chez soi etc, c’est-à-dire de s’approprier le modèle et d’en produire une variante, par l’exercice du regard. Chaque participation étend les Hqm visibles disponibles, et donc la définition (la forme à l’origine).

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A un moment j’ai eu envie de compléter/perturber la logique de mon imagination et de mon travail par celle de gens non choisis, non discriminés, non spécialistes.

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Derrière ces modalités il s’agit de proposer une oeuvre ludique qui rassemble sans embrigader, et qui ne soit pas seulement individuelle. Comme si l’enjeu de cette oeuvre se mesurait, hors critères formels, à sa capacité à concerner des gens, ou à être utilisée. Une valeur d’usage… une oeuvre d’utilité publique en quelque sorte, mise à disposition gratuitement, qui peut être consommée, comme d’autres, mais qui peut aussi permettre une action simple dans le champ de l’art. Cette participation modifiera et complétera l’oeuvre. C’est ma réaction, artistique, aux débat télévisés d’il y a une dizaine d’années maintenant ( encore qu’ils reviennent, comme les marronniers ), du genre « l’art contemporain ça sert à rien, c’est élitiste, nombriliste et bobo, Eh ! « .

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À une oeuvre à laquelle a participé même un chien, on peut difficilement, n’est-ce pas, reprocher d’être élitiste 😉